Rapport de la session de formation RAP du Caire en mars 2012

Nom de la RAP : Session de formation en Recherche-action avec la méthode participative « Je participe, tu facilites »

Lieu : Quartiers d’El-Marg, de Shakaweya, Beni Magdoul et de Tamouh (Le Caire) Egypte.

Date : 7 au 15 Mars 2012.

Facilitateurs : Souzy Fouad sous la supervision de Géry de Broqueville

Résumé : Cette session est la deuxième organisée en Egypte depuis 1995. Celle-ci a été facilitée par Souzy Fouad, totalement en arabe ce qui constitue une première. Cette session a regroupé 20 animateurs de l’association Lekaa qui ont été divisé en quatre sous-groupes ce qui a permis d’atteindre quatre groupes d’enfants de quartiers différents du Caire et de comprendre en même temps les préoccupations de ceux-ci dans leur communauté de vie.

Retombées : Pour la première fois, des sessions de formation à la méthode de Recherche-Action participative pourront se faire en arabe. Cette session sera suivie par d’autres sessions adressées à des associations égyptiennes ou des pays du Moyen-Orient. Pour au moins deux groupes d’enfants, une action a été menée suite à la session.

Rapport de la RAP : (en PDF- 14,7 Mb) : Session RAP en Egypte – mars 2012

Première session de formation en Recherche Action Participative… en arabe !

Quelques animateurs Lekaa le deuxième jour de la session

Quelques animateurs Lekaa le deuxième jour de la session

C’est en Egypte, au Caire qu’à lieu la première session de formation en Recherche Action Participative, intégralement en langue arabe. Elle se déroule du 7 au 15 mars. C’est Souzy Fouad, responsable de l’association Lekaa qui anime cette session. Tout en animant cette session, elle est en train de recevoir une formation de formatrice. C’est, pour elle, aussi une grande première. Elle est accompagnée par mes bons soins pour qu’elle devienne complètement indépendantes.

Souzy a suuivi pour la première fois une session de formation au Caire en 1995 qui avait été donnée par Adorata Uwizeyimana (Action jeunesse & Environnement). Cette session avait été suivie pour Souzy par celle de Djibouti en 1996 et par une immersion au Sénégal en 1998 où elle a vécu des RAP avec René Sibomana.

D’autres personnes de Lekaa ont suivi des formations en RAP comme George Nabil, à Kolda en 2005 et Roger Macar à Khémisset en 2006. Il était donc temps de recommencer une session au Caire en 2012, mais cette fois pour les animateurs de Lekaa en vue de tous les remettre à niveau puisque certains animateurs avait suivi une initiation à la RAP en 2007.

La nouvelle version du guide méthodologique sera d’ailleurs traduit en arabe pour permettre à Lekaa de devenir un pôle pour le Moyen-Orient, Twiza pouvant le devenir pour le Maghreb.

Dans les prochains mois, Lekaa organisera une autre session de formation pour d’autres associations égyptiennes.

Géry de Broqueville

Janvier 2012, un retour et deux départs

La RAP avec le CA d'Asmae et Laura Diop

La RAP avec le CA d'Asmae et Laura Diop

En octobre 2010, nous avions parlé d’un départ de Laura Diop en immersion au Sénégal pour une période de trois mois en vue de travailler sur son mémoire consacré sur la Recherche Action Participative. Elle est universitaire à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Durant son séjour elle a orienté son mémoire. La problématique de départ est : « La participation de la population aux projets de développement, préconisée aux ONG et Bailleurs de fonds depuis plus de dix ans, n’est toujours pas une réalité [car les méthodologies participatives promues par les plus grandes institutions internationales ne permettent pas une véritable participation de la population locale aux projets de développement ».

La question de sa recherche est alors : « D’autres méthodologies participatives, moins connues et se détachant de l’idéologie dominante, peuvent-elle combler les carences des méthodologies classiques promues par les plus grandes institutions internationales, et permettre ainsi une réelle participation de la population locale aux projets de développement ? »

Laura Diop a eu l’occasion de participer à la Recherche Action participative qui a été menée avec le Conseil d’administration d’Asmae en novembre dernier. Nous en reparlerons dans un article dans les semaines à venir.

Et pourquoi donc deux départ ?

Ce 15 janvier, deux personnes d’Asmae partent à Dakar pour travailler dans le cadre de la Recherche Action Participative. Il s’agit de Thibaut de Radiguès qui va travailler aussi, dans le cadre de son Université, mais cette fois-ci, il s’agit de Louvain-la-Neuve (UCL). Son angle de vue est différent bien entendu. Sa question de base est : De « Acteurs de la méthode » à « Effets de la méthode sur les acteurs » avec bien entendu toute une série de questions à la clé que nous auront l’occasion de détailler dans un autre article. Ce départ n’était pas prévu initialement dans le cadre d’Asmae mais Thibaut n’a pas réussi à obtenir de visa pour le Congo au vu de l’instabilité politique suites aux élections présidentielles. Asmae lui a proposé une immersion au Sénégal en lieu et place du Congo. Tout cela s’est préparé dans un mouchoir de poche. Mais Thibaut est bien connu d’Asmae puisqu’il est volontaire dans diverses équipes Asmae et qu’il est déjà parti dans un chantier au Maroc, en 2005.

Je suis la deuxième personne qui part au Sénégal ce 15 janvier. Je vais travailler avec René Sibomana et Alassane Faye sur la nouvelle version du guide méthodologique que nous espérons pouvoir imprimer encore au premier trimestre 2012. René et moi nous ferons un accompagnement de Thibaut dans l’animation d’une RAP sur le thème de l’eau potable dans un des 52 villages de la sous-préfecture de Toubacouta. En même temps, ce dernier travaillera avec nous sur le guide méthodologique dans la partie « outils d’animation » puisqu’il est animateur et formateur dans le mouvement scout en Belgique. Ce départ durera 15 jours et je serai de retour le 30 janvier prochain.

Géry de Broqueville

Le Réseau Toubacouta membre du Réseau RAP

Rencontre du Réseau Toubacouta

Rencontre du Réseau Toubacouta lors des 30 ans d'Asmae

Le Réseau Toubacouta composé de quatre associations (AJE, ASMAE, Lekaa et Twiza) s’est réuni à Bruxelles les 11 et 12 novembre 2011 pour faire un premier bilan des activités du Réseau depuis sa mise sur pied en 2007.

Dans ce cadre-là, une réunion était prévue pour discuter de la Recherche Action Participative puisque la méthode est utilisée par chacune des quatre associations.

En tant qu’animateur du Réseau RAP, j’ai insisté sur l’importance de la capitalisation des RAP qui ont été menées par les animateurs, les éducateurs, etc. Certes une RAP a peut-être été animée mais si l’on a pas de trace de cette dernière c’est comme si elle n’avait jamais existé. C’est à ce moment là que je me suis rendu compte que l’on parle de la démarche en 6 étapes en oubliant qu’il y en a deux supplémentaires. Lire la suite

Jeunesse et Citoyenneté : je participe, tu facilites

En Belgique, la « Fédération des Centres de Jeunes en Milieu Populaire » (FCJMP) fête son 60e anniversaire. Dans ce cadre-là, ils ont organisé un colloque sur les pratiques et les méthodologies de travail sur le terrain avec les animateurs ou les éducateurs de rue. Asmae a été invité à partager ses connaissances au niveau de la Recherche Action participative. Voici le texte de la présentation d’Asmae pour répondre au thème présenté ce mardi 25 octobre : « La Citoyenneté active ».

Lors de diverses rencontres avec des animateurs d’organisation de jeunesse ou de maisons de jeunes, ces derniers me parlaient  de leur difficulté à mettre des jeunes en projets. D’autres organisations se demandent aussi comment  « attirer » les jeunes dans leur organisation. Ces questions restent bien présentes et qui m’étonne toujours, moi qui suis coordinateur d’une toute nouvelle organisation de jeunesse, vieille de 30 ans !

La participation des jeunes à la vie de l’association est la réponse aux questions des animateurs. Cela peut paraître évident mais c’est quoi la participation ? C’est ce que je vais essayer de vous expliquer. Lire la suite

René en nos murs

René Sibomana est à Bruxelles pour travailler notamment sur les fiches techniques qui feront partie la deuxième partie du Guide méthodologique « Je participe, tu facilites ». Cette deuxième partie est consacrée à l’ensemble des questions que les animateurs ont posé depuis le lancement de la Recherche Action participative au début des années 90. Il est évident que nous donnons beaucoup de réponses qui ne retirent pas à l’animateur/facilitateur la possibilité d’être inventif dans ses réponses.

Nous cherchons ainsi à donner des outils faciles d’utilisation pour les animateurs dans un format d’utilisation adéquat. La première partie du guide méthodologique sera actualisée par des RAP récentes qui sont autant de fils conducteurs pour une bonne compréhension de la méthode.

Par ailleurs, nous aurons une réunion avec quelques associations belges comme le COTA, ATOL pour préparer un numéro de ‘Echos du COTA » qui sera consacrée aux RAP existantes. La méthode que nous défendons est connue aussi sous le même nom mais qui ont un contenu, parfois proche, mais parfois aussi différent. Nous venons d’apprendre que RAP veut aussi dire « Recherche Agricole Participative ». Comme quoi !

Bien entendu, nous vous tiendrons au courant de l’évolution du guide méthodologique et de la publication de « l’Echos du COTA ».

Géry de Broqueville